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Maladies infectieuses - alternatives crédibles : Les PHAGES, Virus tueurs de bactéries

phages 

Il existe des alternatives qui fonctionnent à l’utilisation des antibiotiques dont chacun (sauf ceux qui ne veulent pas entendre) connait maintenant les nombreux inconvénients : infections dites bactéries multi-résistantes; diffusion d’antibiotiques dans les aliments (viandes issues d’animaux élevés en batterie), dans  les cours d’eau; etc ... Un bactériophage (ou phage) est un virus n'infectant que des bactéries. En grec, phageton signifie nourriture/consommation. Les phages, loins d'être une nouveauté, sont en réalité remis en avant pour combattre les virus.

 

Les bactériophages “découverts” par un médecin français au début du siècle passé ont disparu de la circulation avec l’invention des antibiotiques (plus rentable pour les labos). Cette technique a toujours été  utilisée dans les pays de l’EST, URSS et satellites. Ils continuent d’être utilisés en RUSSIE, mais aussi en GÉORGIE et en POLOGNE.
Des malades “condamnés” parce que les antibiotiques sont incapables de les soigner, dans nos hôpitaux trouvent là-bas les secours que leur refusent notre médecine “productiviste” chimiste.

Ces virus, tueurs de bactérie, se trouvent dans la nature, à disposition de tout un chacun. Ils ne sont donc pas brevetables. De ce fait, ils n’intéressent pas les “grands” labos qui préfèrent continuer à nous empoisonner avec leurs antibiotiques.

ICI un lien pour une vidéo sur le sujet

 

Ci-dessous un extrait du site phagespoirs qui compile de nombreuses informations sur le sujet :

Phagothérapie : des virus pour nous aider à lutter contre les bactéries résistantes aux antibiotiques ?

Les antibiotiques ont constitué l’une des grandes avancées médicales du XXe siècle pour faire reculer les principales maladies infectieuses : tuberculose, lèpre, pestes, nombreuses infections sexuellement transmissibles… Toutefois, leur utilisation massive et parfois excessive chez l’homme comme chez l’animal, combinée au ralentissement dans la découverte de nouvelles classes d’antibiotiques, aboutit aujourd’hui à ce que se développent de plus en plus de bactéries résistantes aux traitements existants.

Les bactéries dites « multirésistantes » impliquent l’augmentation des impasses thérapeutiques conduisant à des prolongations douloureuses et coûteuses des maladies contractées, voire à des amputations ou à des décès !
Une situation qui doit notamment nous pousser à considérer d’autres approches thérapeutiques complémentaires aujourd’hui marginalisées, comme la phagothérapie.


Qu’est-ce que la phagothérapie ?

Il s’agit d’un traitement anti-infectieux basé sur l’utilisation d’un virus s’attaquant aux bactéries qu’il va détruire (« phage » correspondant à la racine grecque de « nourriture » ; littéralement un bactériophage est une « entité », en fait un virus, qui mange les bactéries), pour traiter les infections que les bactéries provoquent. On parle de « bactériophages », ou plus simplement de « phages ».

Il existe une immense diversité de phages qui sont omniprésents dans notre environnement, y compris dans notre système digestif. Une particularité des phages est d’être chacun très spécifique d’un type de bactérie précis, ce qui présente un double avantage : n’attaquer que la bactérie pathogène sans tuer les « bonnes bactéries » (contrairement aux antibiotiques qui ont un large spectre), et surtout ne pas infecter les cellules humaines (les phages sont éliminés lorsque la bactérie pathogène est éradiquée).


Pourquoi la phagothérapie est-elle quasiment inexistante en France ?

Si elle a complètement disparu depuis plusieurs décennies des stratégies thérapeutiques utilisées dans les pays Occidentaux, l’usage de la phagothérapie dans le traitement des infections bactériennes était apparu en France en 1919 et s’était répandue dans les années 1930. La découverte des antibiotiques, mêlée à différentes mises en doute de l’efficacité de la phagothérapie, a mené à l’abandon de cette dernière… sauf en Europe de l’Est où elle n’a jamais cessé d’être utilisée, notamment en Géorgie et dans une moindre mesure en Pologne où elle est encore largement pratiquée. C’est grâce à ces pays que nous pouvons aujourd’hui nous reposer sur une expérience empirique des potentialités que présentent les traitements à base de phages en termes d’efficacité et de sûreté thérapeutiques, au moment où nous sommes dans l’obligation d’envisager toutes les alternatives et les approches complémentaires possibles face aux limites que présentent les antibiotiques.

Pourtant, des obstacles scientifiques s’érigent sur la voie du développement de la phagothérapie. En effet, s’agissant de traitements considérés comme médicamenteux, les procédures d’autorisation de mise sur le marché (AMM) impliquent des essais cliniques longs et coûteux que les grands groupes pharmaceutiques ne sont pas prêts à porter pour des produits de phagothérapie qui sont hyper spécifiques à chaque souche de bactérie et donc peu adaptés au développement industriel, et par ailleurs difficilement brevetables.


Des pistes, encore trop timides, pour réhabiliter la phagothérapie dans les pratiques de la médecine occidentale

D’un point de vue réglementaire, différentes options sont à l’étude par la Federal Drug Administration aux Etats-Unis ou par l’Agence européenne du Médicament au sein de l’UE pour permettre l’application d’une réglementation spécifique et adaptée aux traitements de phagothérapie. En termes de validation scientifique, des études cliniques solides chez l’homme commencent à pouvoir être menées sporadiquement grâce à quelques financements qui ont été débloqués. Toutefois, aucun de ces obstacles n’a encore été réellement dépassé pour permettre la réhabilitation des phages comme option thérapeutique validée et effective.

Par ailleurs, il faudra encore développer les capacités industrielles pour produire, quantitativement et qualitativement (en tenant compte des exigences sanitaires actuelles), les phages nécessaires aux traitements des pathologies pour lesquelles ils peuvent être adaptés.

Bref, la phagothérapie reste aujourd’hui un simple espoir d’alternative thérapeutique… prometteur mais toujours virtuel en France pour l’immense majorité d’entre nous. Elle n’en reste pas moins un dossier à suivre de près par ceux qui souhaitent supporter son développement au-delà des rares cas d’usage compassionnel que l’on constate actuellement dans les pays occidentaux.

 

Sources :

http://phagespoirs.unblog.fr/ posté par Jérôme Larché le 1 mai 2016

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